Kigali - Au Rwanda, on a appris ce
mardi 26 mars que des proches de l'opposante Victoire Ingabire ont été
arrêtés alors que s'ouvrait hier, lundi, son procès en appel à Kigali. Victoire
Ingabire avait été condamnée fin octobre à huit années de prison pour
conspiration contre les autorités et déni de génocide, mais le Parquet a fait
appel pour obtenir une condamnation plus lourde. Lundi matin, devant la
Cour suprême, le secrétaire général de sa formation politique, les Forces
démocratiques unifiées, a été arrêté puis aurait été battu en détention, c'est
ce qu'affirme la direction des FDU. La police confirme plusieurs arrestations,
mais nie avoir maltraité les détenus.
Au moins trois personnes ont été arrêtées aux abords de la
Cour suprême de Kigali lundi matin, selon la direction des Forces démocratiques
unifiées (FDU).
Le secrétaire général du parti aurait été tabassé en
détention. « Sylvain Sibomana ne peut plus marcher, son visage
est tuméfié, il a perdu une dent, et a passé la nuit de lundi à mardi à
l'hôpital de la police », rapporte la trésorière du parti
Alice Muhirwa, qui affirme lui avoir parlé brièvement hier lundi au poste de
police de Kicukiro, où il est désormais détenu et interrogé.
Fabien Kwagirayezu, un autre membre des FDU, et Dominique
Shyirambere, membre du parti ami PS-Imberakure, ont également été interpellés
lundi selon l'opposition qui dénonce d'autres arrestations sans pouvoir donner
de chiffres.
Le vice-président des Forces démocratiques unifiées exige la
libération immédiate des détenus. Joint par RFI, Boniface Twagirimana a déploré
que les opposants politiques soient traités comme des ennemis du Rwanda.
Le porte-parole de la police rwandaise a confirmé deux
interpellations pour « manifestation illégale visant à perturber la sécurité
du tribunal ». Théos Badege, en revanche, a démenti les allégations de
violence envers les détenus.
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